Se former et comprendre la notion de développement durable

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Alors que le siècle dernier connaissait les plus grandes évolutions, il nous faut aujourd’hui au XXI° siècle apprendre à concilier les progrès économiques, technologiques et sociaux sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète. Le développement durable est donc le fil rouge de nos modes de vie tant sur le plan personnel que professionnel. D’ailleurs de nombreuses filières, proposent une formation au développement durable pour construire un nouveau modèle de société plus vertueux. Mais qu’entend-on réellement par développement durable ? Éléments de réponse.

Comprendre la notion de développement durable

Une définition

C’est le rapport Brundtland baptisé « Notre avenir à tous » – du nom de la chef d’État norvégienne Gro Harlem Brundtland de l'époque – publié en avril 1987 qui introduit la notion de Développement durable et y expose également les moyens pour y parvenir. Un rapport qui conduisit, pour la petite histoire, au Sommet de la Terre de 1992 qui s’est tenu à Rio de Janeiro. 

Ce concept a donc pour définition un « développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Cette notion définit le besoin de transition et de changement dont a besoin notre planète, mais aussi ses habitants pour vivre dans un monde plus équitable, en bonne santé tout en respectant l’environnement. Le développement durable repose alors sur quatre piliers que sont : l’environnement, le social, l’économie et la démocratie. 

Des enjeux

Les impacts de l’activité humaine et les problèmes résultants de nos modes de vie sont nombreux. 

Sur le plan environnemental, le réchauffement accéléré du climat, la perte de biodiversité, l’épuisement et la surexploitation des ressources naturelles – pétrole, bois, eau notamment – sont les principaux défis de notre société. 

À ceux-là s’ajoutent des enjeux sociaux. En effet, plus d’un milliard de personnes vivent avec moins d’un dollar par jour, le stress hydrique est tel que plus d’un tiers de la population mondiale n’a toujours pas accès à l’eau et ce n’est qu’un début, un milliard de personnes sont sous-alimentées – alors qu’en moyenne chaque français jette cinquante kilos de nourriture sans la consommer par an – et, une personne sur cinq n’a toujours pas accès à l’électricité dans le monde. 

En parallèle, nos sociétés sont basées sur un système économique libéral où la concurrence est libre. Cela génère certes des richesses et des emplois, mais ce modèle crée de nombreuses inégalités sociales, engendre des difficultés sociales et conduit à des problèmes écologiques graves voire irréversibles. 

Des axes d’action

Équité inter et intragénérationnelles, lien social, modèle économique viable, enjeux démocratiques notamment, autant d’axes qui nécessitent le concours de tous pour parvenir à répondre aux besoins de toute la planète. Parce qu’il est urgent de trouver un modèle, il convient de monopoliser tout le monde. 

À l’échelle internationale, les sommets internationaux négocient des actions communes à l’image du programme action 21. En parallèle, l’ONU dispose d’un arsenal d’outils -Programme Mondial pour le Développement Durable, Réseau mondial pour le Développement, Objectifs de Développement pour le Millénaire, Programme pour l’Environnement – pour y parvenir. À cela, s’ajoutent les Gouvernements Locaux pour le Développement Durable. 

À l’échelle européenne, plusieurs dispositifs – Commission Européenne, Conseil Européen de l’environnement – Parlement européen – permettent d’œuvrer pour atténuer, réduite les problèmes environnements. 

Des actions couplées à l’échelle nationale par le biais de la Charte de l’environnement, du Grenelle de l’environnement, mais aussi de la Stratégie Nationale de Développement Durable. Plus localement, le Comité 21/Agende 21 local, le label NF-environnement, la Responsabilité Sociétale des Entreprises et la norme ISO 14001 sont autant d’outils pour mobiliser, sensibiliser localement au sein des institutions locales et des entreprises au développement durable.

Chaque individu jusqu’à l’Etat et les organisations internationales peut donc s’impliquer.

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