Prêter aux entreprises peut rapporter gros

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Depuis qu’un cadre légal a été mis en place début octobre 2014 par le gouvernement français, le crowdlending et le crowdinvesting connaissent un développement rapide dans l’Hexagone. Mais qu’est-ce que c’est exactement ?

tirelires

Du don à l’investissement

Le crowdlending et le crowdinvesting sont deux formes de crowdfunding, un mot anglo-saxon qui exprime l’idée d’une participation de nombreuses personnes en vue de la réussite d’un projet.

Ce regroupement de plusieurs personnes qui mutualisent leurs moyens pour qu’un projet voit le jour s’est d’abord fait sous forme de don. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une forme de collecte se faisant par le biais d’internet. Parmi les plateformes les plus connues dans ce domaine, on peut citer par exemple Ulule (http://fr.ulule.com/) ou Kisskissbankbank (http://www.kisskissbankbank.com).
Ces plateformes se déclinent de multiples façons, certaines étant généralistes comme les deux exemples cités précédemment, tandis que d’autres se spécialisent dans les jeux vidéos, l’art, la musique, les loisirs, l’écologie, etc.

Le crowdlending fonctionne sur une base similaire, sauf que cette fois, il ne s’agit plus de donner, mais de prêter son argent. Le particulier devient alors un investisseur qui peut influer directement sur la réussite d’une entreprise en lui prêtant une partie de son épargne, en soutenant l’installation d’un agriculteur ou en permettant à un apiculteur de se doter de matériel plus modernes. Certaines plateformes proposant des prêts participatifs rémunérés (exemple : https://www.lendosphere.com), d’autres non.

Enfin, une troisième variante du crowdfunding existe, il s’agit du crowdinvesting ou crowdequity. Cette fois, les particuliers peuvent directement entrer dans le capital d’une jeune PME.

Quels risques ?

Alors que le taux de rémunération du livret A est de 1%, il pourrait être tentant de débloquer son épargne pour l’investir dans l’un des projets de prêts rémunérés. Pourtant, il y a un risque, et il est de taille, celui de perdre l’intégralité de sa mise.
Pourquoi ? Tout simplement parce que les entreprises auxquelles vous prêtez peuvent tout simplement mettre la clef sous la porte et que le remboursement n’est pas garanti. Et dans ce cas, vous ne reverrez pas la couleur de votre argent.

Même son, de cloche pour l’entrée dans le capital des PME proposées, car pour beaucoup, il est question de start-ups. Dans ce cas, il n’y a que deux cas de figure : soit leur projet remporte le succès escompté et vous pouvez gagner gros, très gros même, soit ce n’est pas le cas et vous perdez votre mise.

Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Sans hésitation, la réponse est oui. Car la concurrence est rude entre les très nombreuses plateformes françaises et qu’il en va de leur crédibilité de sélectionner au mieux les dossiers qu’elles présentent à leurs communautés.
A ce jour, après cinq mois de fonctionnement et des millions d’euros levés par ce biais, seule une défaillance a été enregistrée (sur http://www.unilend.fr).

De plus, il est un signe qui ne trompe pas, c’est le fait que les banques commencent à se tourner vers ce marché. Le dernier exemple en date est celui du groupe Groupama qui par le biais de sa filiale Groupama Banque va investir 100 000 000 d’euros (Source .

Certains y verront une revanche puisque le prêt aux PME/TPE et l’investissement dans le capital de start-ups sont justement deux marchés dont le monde bancaire traditionnel s’était détourné depuis quelques années.

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